Mes deux passions : montagne et vélo. récits de mes treks, de mes randonnées en montagne, en raquettes, et des mes balades cyclotouristes.
18 Mars 2009
Début de saison difficile, je me suis efforcé de faire 3 malheureuses sorties de vélo (185 km) avant d’ arriver en vacances à Banyuls et pouvoir profiter un peu du vélo sans avoir trop de douleurs...
J’étais déjà passé en bicyclette le long de la Côte Vermeille et notamment Banyuls jusqu’en Espagne en 2003, lors de mon périple « Savoie- Figueras -Andorre-Savoie ». J’avais trouvé l’endroit très joli et je m’étais promis d’y revenir. Voilà qui est chose faite.
Lundi 16 mars : 53 km – 1095 m D+ (Autour de la tour Madeloc)
Ayant repéré un peu les lieux hier, je profite de la matinée ensoleillée et sans vent pour faire ma première sortie vélo des vacances . Dès la sortie de Banyuls, une petite route super charmante s’élève vers la Tour de Madeloc passant de 0m à 500m d’altitude. Heureusement la pente n’est pas très raide et c’est tant mieux ! Le panorama est excellent avec en toile de fond la mer et les collines. Descente jusqu’à Collioure sans croiser une seule voiture et retour par la côte et Port-Vendres.
Me voilà déjà revenu à Banyuls avec seulement 36 km, c’est quand même trop peu ! Je repars donc en direction du col de Banyuls (357m). La route toujours aussi peu fréquentée est cette fois nettement plus dégradée. C’est du plat pendant 7 km au milieu des vignes et forcément, les 2 derniers kilomètres sont nettement moins sympathiques avec un revêtement cette fois-ci neuf mais des pourcentages terribles (sans doute du 14%). Je dois mettre pied à terre 2 fois !
C’est un col frontalier où la vue n’est pas sensationnelle avec la garrigue côté Espagne et les vignes côté France… ah ces gaulois ! Sur mon atlas routier qui date de quelques années, la route en Espagne n’est pas goudronnée, or je m’aperçois que celle-ci est maintenant en parfait état…c’est de bon augure pour les prochains jours…
Pour aujourd’hui, je me contente de revenir sur mes pas jusqu’à l’appartement avec un total de 53 km à 19,8 km/h de moyenne.


Mardi 17 mars : 68 km – 1015 m D+ (Banyuls – Cerbère – Espagne – Col de Banyuls – Banyuls)
Rebelote ce matin avec mon vélo, je profite de l’absence de vent pour aller me balader. Je longe la Côte Vermeille en direction de l’Espagne. La route est superbe avec toujours la mer en vue. J’arrive à Cerbère, dernier village avant la frontière.
Je me souviens de quelques lieux où j’avais pris des photos en 2003 lors de mon périple. Rien a changé mais à l’époque, j’étais plus inquiet qu’aujourd’hui car je partais pour un voyage de 1600 km sous la canicule.
Je franchis le poste frontière qui se délabre irrémédiablement avec le temps, dommage de ne pas le préserver. Pour un peu, on ne se rendrait même pas compte qu’on passe en Espagne.
La route ne cesse de monter d’une centaine de mètres et de redescendre au niveau de la mer. Le village de Port-Bou est le premier qu’on rencontre en Espagne, suivit de Llança. Je quitte la côte pour rentrer dans les terres en direction de Figueras. Les paysages perdent nettement de leur intérêt. Je prends à droite une route secondaire jusqu’au joli village paisible de Espolla ; il reste 10 km pour atteindre le col de Banyuls et une fois autant pour basculer jusqu’à l’appartement. Au pied du col, je rencontre un groupe de cyclistes, des français en vacances à Rosas dont l’un d’eux a cassé sa chaine.
Le col est fabuleux, une petite route avec un asphalte parfait qui serpente au milieu de la garrigue, beaucoup plus intéressant en vélo que le côté français que j’ai fait la veille. Je n’ai qu’une envie, c’est de le refaire tellement il m’a plu.
La boucle est bouclée avec des images plein la tête pour une vitesse de 23,9 km/h, ça devient correct !


Mercredi 18 mars : 96 km – 1145 m D+ ( Banyuls-Argelès-Le Boulou -Le Perthus-Espagne-Banyuls)
C’est merveilleux, il n’y a toujours pas de vent ce matin. Ce sera donc encore une sortie vélo !
Départ de Banyuls par la Nationale côtière via Collioure puis Argelès. Là, j’emprunte une route qui secoue pendant une dizaine de kilomètres avec en prime un petit vent de face. J’ai du mal à tenir un 22 km/h malgré le profil plat…Je retrouve vite une route parallèle à la voie rapide qui mène au Boulou avec en toile de fond le Canigou enneigé.
La route avec pas mal de circulation mène à travers des gorges jusqu’à la frontière du Perthus. Le village n’a rien de joli avec ses magasins de chaque côté de la rue. Trois kilomètres plus loin, j’arrive à la Jonquera, d’immenses parkings de camions, des supermarchés à foison, là non plus ce n’est pas l’Eden !
En préparant le circuit, j’avais souvenir qu’il fallait tourner à gauche, c’est donc ce que je fais. Erreur de ma part, j’aurai du tourner 6 km plus loin ; Je me retrouve donc sur une mauvaise route, sans carte routière. Le premier village que je rencontre est Cantallops . J’essaie de me faire expliquer le chemin par l’épicière du coin, tout en lui achetant un paquet de biscuits pour pouvoir rentrer sereinement . Avec ses explications pas très claires, je me retrouve 1km plus loin à l’entrée d’un chemin pédestre. Demi-tour et je reprends l’autre route sans être certain du dénouement.
Heureusement, je m’en sors et arrive à Espolla, où j’étais passé la veille. L’erreur m’aura coûté 15 km supplémentaires et un peu de frayeur ! Le retour est une simple formalité par le col de Banyuls que j’affectionne particulièrement.
La vitesse moyenne de cette sortie est de 24,7 km/h…ça va de mieux en mieux !