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cyclo-rando

Mes deux passions : montagne et vélo. récits de mes treks, de mes randonnées en montagne, en raquettes, et des mes balades cyclotouristes.

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Col des Volnets (3260m) Vanoise

J 1 : Champagny en Vanoise (Champagny le Haut) 1470m – Refuge du Plan des Gouilles 2360m           Dénivelée : 900m

J 2 : Refuge Plan des Gouilles – Col des Volnets 3260m   Dénivelée : 900m

 

Il y a 15 jours, en faisant le Sommet de Bellecôte, nous avions remarqué juste en face de nous le bel itinéraire pour monter au Grand Bec (3398m) et nous nous étions dit que ce serait un très prochain objectif…Et ben voilà, c’est pour aujourd’hui.

 

Il est vendredi midi, la semaine de travail est terminée et me voilà en vacances pour 3 semaines ! La météo est pluvieuse pour aujourd’hui, par contre le soleil est annoncé pour demain. Je passe prendre Mumu chez lui, Olivier est également de la partie. Nous le récupérons à Annecy et direction Champagny. Après un bref arrêt chez la fille de Mumu, nous stationnons à Champagny le Haut. Une seule voiture est présente au départ du sentier.

 

Sur un topo, j’avais vu que la montée au refuge du Plan des Gouilles était régulière et raide, idéale pour se mesurer au chrono. Sur la pancarte au départ, le refuge est annoncé pour 3h00. Je reste joueur et je décide de monter ‘au taquet’. Dès le départ, je prends donc un rythme élevé que je m’efforce de maintenir jusqu’au refuge. Les nuages sont menaçants et la température est idéale. Les gouttes commencent à tomber et j’arrive au refuge en même temps qu’une bonne averse. Je suis sec mais il n’aurait pas fallu 2 minutes de plus. J’ai mis 1h02 pour monter, soit environ 850 m/heure. Olivier arrive 25 minutes plus tard avec un sac 2 fois plus lourd que le mien, Mumu arrive 15 minutes après lui. Tous les deux ont revêtu le poncho.

 

L’averse se transforme en orage avec des coups de vent violents, mais nous sommes bien au chaud à l’intérieur. Trois autres randonneurs arrivent trempés jusqu’aux os. Nous serons donc 6 clients ce soir ! C’est un couple très sympa qui garde le refuge. Nous ne tardons pas à dîner et là, nous sommes bluffés ! Tous les trois, nous aimons bien manger…et en quantité et pourtant, nous aurons du mal à finir les plats…je suis obligé de me ‘sacrifier' pour laisser les plats propres ! Au menu : salade verte, melon, foie gras poêlé, diot, polenta, fromage, crème brûlée et pour finir un Toblerone pour accompagner le génépi laissé à discrétion sur la table. Nous sommes aux anges et n’avons jamais vu ça dans un refuge à 2300 mètres d’altitude. Vraiment un coup de chapeau aux deux gardiens qui ont le sens de l’accueil et une adresse à retenir : Refuge du Plan des Gouilles !

 

Le ventre bien plein, nous allons nous coucher sans problème vers 22h00. Réveil à 4h00. Le petit déjeuner est avalé en silence et à 4h45 nous commençons notre marche à la frontale. On voit deux yeux jaunes qui brillent à la lueur de nos lampes, on ne saura pas ce que c’était, bouquetin, renard, loup ?…même pas peur !

 

Mumu donne le tempo, et nous suivons, Olivier et moi en silence. Moment fort d’être tous les 3 en pleine obscurité au milieu des montagnes. Au bout d’une heure, nous éteignons nos frontales et ne tardons pas à prendre pied sur le glacier. Le soleil se lève sur la Grande Motte et les couleurs sont belles. Nous chaussons les crampons et traversons à l’horizontale le glacier de Troquairou tout en suivant des traces. Et là, nous faisons une erreur d’itinéraire : au lieu de prendre pied sur les rochers et remonter l’arête, nous poursuivons jusqu’au glacier des Volnets. Lorsque nous nous rendons compte de l’erreur, il est trop tard pour rectifier et nous nous orientons alors sur le col des Volnets (3225m). Le Grand Bec sera pour une autre fois !

 

Nous ne sommes pas encore encordés sur les premiers pas du glacier des Volnets. Je suis en tête et je distingue une crevasse que je contourne. J’enjambe le pas, Mumu me suit et soudain, en me retournant, je vois Olivier ‘sans jambe’. Le pont de neige a cédé et il s’est enfoncé jusqu’au torse. Mumu vient vite à sa rescousse et Olivier réussit à ressortir rapidement. Plus de peur que de mal, mais la leçon est apprise, on s’encorde aussitôt.

 

Un peu plus haut, de grosses crevasses ouvertes apparaissent…le spectacle est grandiose. Le col est atteint sans difficultés et laisse un panorama sublime. Nous gravissons un petit promontoire  rocheux à gauche du col, histoire de faire un sommet, mais celui-ci n’a même pas de nom. Sensation haute montagne garantie, nous sommes bien, tintin !

 

La descente s’effectue rapidement par le même itinéraire et nous atteignons le refuge à 11h00. Petite mousse en compagnie du gardien qui à son tour nous paie le blanc (ça va être difficile de trouver un refuge où l’accueil est meilleur !). Nous récupérons nos casse-croûtes laissés le matin et poursuivons la descente. A l’entrée de la forêt, nous nous arrêtons pour manger, la tête toute retournée par ce qu’on vient de vivre depuis 24 heures…    

 

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P
bonjour !<br /> Comme beaucoup, ce qui nous pousse à réussir dans les sport en montagne, c'est avant tout la passion<br /> vélo, rando, alpinisme... tellement sympa quant il fait beau !<br /> @+
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